Comment je construis Corrigoo
Corrigoo, c'est une idée simple : vous écrivez quelque part, vous appuyez sur une touche, et votre texte est corrigé, reformulé ou traduit, sur place. Derrière cette simplicité, il y a des centaines de petites décisions. Quand j'hésite entre deux choix, ce sont ces sept principes qui tranchent.
Aucun n'a été écrit à l'avance. Chacun vient d'un vrai problème, rencontré par un vrai utilisateur, souvent moi.
1Un seul geste, ou rien
Corriger un message avec une IA, aujourd'hui, c'est six gestes : sélectionner, copier, ouvrir l'outil, coller, attendre, recopier. À chaque phrase. Corrigoo existe pour supprimer ces six gestes et n'en garder qu'un : Option, puis une lettre.
Si une fonctionnalité demande un geste de plus, je la retravaille jusqu'à ce qu'elle n'en demande plus. Un outil qu'on doit penser à ouvrir finit toujours par ne plus être ouvert.
2On corrige le mot faux, jamais votre idée
Une correction peut rendre une phrase parfaite et lui faire dire autre chose. C'est la pire erreur possible pour un correcteur, et c'est la plus difficile à voir.
« le colis par demain matin » est devenu « le colis
Depuis, la règle est stricte : on répare le mot mal écrit par le mot le plus proche, et on ne touche jamais aux mots que vous avez choisis. Entre deux corrections possibles, on prend celle qui change le moins de choses.
3Votre texte reste le vôtre
Corrigoo n'ajoute jamais un mot que vous n'avez pas écrit. Pas de « Bonjour » glissé en tête, pas de formule de politesse, pas de point final sur un message qui n'en avait pas. Un message court reste court, et votre façon d'écrire reste la vôtre.
Il en va de même pour ce que deviennent vos textes : ils sont traités au moment où vous le demandez, puis oubliés. Je ne garde que des compteurs. L'historique de vos derniers textes, vous le retrouvez dans l'application, mais il reste sur votre ordinateur. Même moi, je n'y ai pas accès.
4Mesurer, ne pas supposer
Sélectionner un texte « tout seul » paraît simple. En réalité, chaque application se comporte à sa manière. Mail et Notes donnent leur texte. Discord, Slack ou une page web répondent parfois « c'est fait » sans rien faire. Word et Pages ne disent rien du tout.
Une journée entière a été passée à mesurer ces comportements, application par application, avant d'écrire la moindre ligne. Quand quelque chose ne marche pas, je regarde ce qui s'est réellement passé, pas ce qui aurait dû se passer.
5Le meilleur outil ne se remarque pas
Corrigoo vit à côté de votre travail, pas devant. Ses bulles s'affichent sans vous voler la main : votre curseur et votre sélection restent où ils sont. Une fenêtre qui surgit sans qu'on l'ait demandée, c'est un bug, même si tout le reste fonctionne.
L'objectif, c'est que vous oubliiez Corrigoo, et que vos messages, eux, soient simplement meilleurs.
6Quand ça marche, on s'arrête
La tentation, quand une chose fonctionne enfin, c'est d'y ajouter « juste une amélioration ». C'est souvent là qu'on casse ce qui marchait. J'ai appris à reconnaître ce moment : quand c'est simple, fiable et rapide, je laisse tel quel et je passe au problème suivant.
7Rester au plus près de ceux qui écrivent
Chaque règle de Corrigoo vient d'un message réel : une phrase mal corrigée, une traduction coupée, une fenêtre au mauvais endroit. Quand vous m'écrivez, c'est moi qui lis et qui réponds. Et quand quelque chose vous gêne, c'est probablement la prochaine chose que je vais corriger.
Ces principes ne garantissent pas que tout est parfait. Ils me servent de boussole quand je dois choisir. Si vous voyez Corrigoo s'en écarter, dites-le-moi : c'est exactement à ça qu'ils servent.
Thomas, fondateur de corrigoo.io